Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/88

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ment avec leur activité orageuse ; je suis animé d’un ardent amour des hommes et l’amour de Dieu me ravit aussi. Sois tranquille, barbet ; ne cours pas çà et là auprès de la porte ; qu’y flaires-tu ? Va te coucher derrière le poële ; je te donnerai mon meilleur coussin ; puisque là-bas sur le chemin de la montagne, tu nous as récréés par tes tours et par tes sauts, aie soin que je trouve en toi maintenant un hôte parfaitement paisible.

Ah ! dès que notre cellule étroite s’éclaire de la lampe bienfaisante, la lumière pénètre aussi dans notre sein, dans notre cœur qui se connaît lui-même. La raison recommence à parler, et l’espérance à luire ; on se baigne au ruisseau de la vie, à la source d’où elle jaillit.

Ne grogne point, barbet ! Les hurlemens d’un animal ne peuvent s’accorder avec les divins accens qui remplissent mon ame entière. Nous sommes accoutumés à ce