Page:Gogol HalperineKaminsky - Veillees de l Ukraine.djvu/216

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plus. Il donna pour la troisième partie. Comme tantôt, cela marcha d’abord très bien. La sorcière abattit cinq cartes[1] ; mon grand-père les couvrit et prit, du talon, plein la main d’atouts.

— Atout, s’écria-t-il, en frappant avec la carte sur la table au point de la retourner. La sorcière, sans mot dire, la couvrit par un simple huit.

— Et par quoi couvres-tu, vieille diablesse ?

La sorcière souleva la carte et il vit que sa carte à lui n’était plus qu’un simple six.

— Voyez-vous cette tricherie d’enfer ! dit mon grand-père ; et, de dépit, il frappa du poing sur la table de toutes ses forces.

Heureusement que la sorcière n’avait que des cartes dépareillées, tandis que mon grand--

  1. Le jeu de Dourak consiste à rester sans cartes. Chaque partner a cinq cartes en main ; il a le droit d’abattre les cartes qui font la paire : ainsi deux dix, deux valets, etc., plus une. De sorte que, sur cinq cartes, si quatre font deux paires, le jeu se trouvera étalé d’un seul coup. Si dans ces cinq cartes, il ne se trouve aucune paire, il n’abat qu’une seule carte que son partner doit couvrir de la carte au-dessus ou par un atout. Ce qu’il ne peut pas couvrir, il le ramasse, ainsi de suite jusqu’à ce que le talon soit épuisé. (Note du traducteur.)