Page:Goldenweiser - Le Crime comme peine, la peine comme crime.djvu/76

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cette base opposée, mais que cela est tout à fait impossible à trouver comme étant contraire à la nature des choses et que les recherches mêmes d’un semblable moyen utopique devraient être considérées comme le fruit de la même aberration d’esprit qui fait rechercher aux mécaniciens autodidactes la découverte du mouvement perpétuel. Mais ceci n’est pas une objection pour Tolstoï qui s’est élevé au-dessus de nos horizons, car il se représente une organisation différente aussi clairement par la pensée que nous voyons effectivement celle d’à présent. En ce qui relève de ce domaine, l’œil de l’observateur placé dans l’avenir et contemplant le présent comme un passé, pourrait trouver pour ses opinions négatives des exemples convaincants pris dans notre passé, alors que semblaient impossibles les changements capitaux et les bouleversements qui pourtant, par la suite, furent parfaitement supportés par l’humanité.

Si nous prenions le traité publié à Iéna en 1756 par le juge du royaume de Saxe, Iéronime-Christophe Meckbach, qui contient l’explication et l’instruction scientifique et pratique dans le système de tortures à appliquer aux accusés, nous trouverions au paragraphe 5 un texte déclarant avec une foi inébranlable que : bien qu’il soit pénible et douloureux de soumettre un homme aux tortures (qui sont ici très minutieusement décrites) et qu’on pourrait délivrer une forte prime à celui qui découvrirait un supplice qui, tout en ne fai-