Page:Goncourt - Journal, t6, 1892.djvu/115

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ANNÉE 1878


Jeudi 1er janvier 1880. — Les derniers vieux de la famille sont en train de s’en aller. Aujourd’hui de Béhaine ne peut dîner chez Mme Masson, parce qu’il garde sa mère, qui est bien, bien malade.

Vendredi 2 janvier. — Un triste coup d’œil que mon jardin, ce matin. La moitié de la verdure persistante est de la couleur d’un artichaut à la barigoule, l’autre moitié de la couleur du papier brouillard, avec lequel nos mères faisaient leurs papillotes. Voilà un jardin tué deux fois, en dix ans. C’est excessif. La température française, se montre trop inclémente aux arbustes rares, pour que je recommence. Je vais planter des lilas.

Mardi 6 janvier. — On causait de la pingrerie de