Page:Gossuin - L’Image du monde, édition Prior, 1913.djvu/210

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l’omme [1] tant qu’il le forma [2] a sa samblance, et li donna pooir de faire bien et mal. Après pour quoi il ne le fist tel qu’il ne peüst pechier mortelment. Et comment l’en trouva premierement les ·vii· arz [3], et de leur mestiers. Et puis des ·iii· [F° 137 b] manieres de genz que li philosophe poserent au monde. Comment [4] clergie est remuée, et comment ele vint en France. De nature [5], comment [6] ele oevre et que ce est ; et comment ele se diversefie en chascune de ses oevres.

Si avez oÿ de la faiture du monde et de la devision [7] des ·iiii· elemenz qui sont [8] environ, qui se tiennent el firmament, et comment la terre se tient tout en mi le firmament. Si avez oÿ la petitesce de la terre envers le ciel, et comment li solaus i fait son tour [F° 137 c] tout environ, et les autres planetes autresi. Tout ce avez vous oÿ premierement.

El secont vous est devisée [9] [* 1] en quel lieu la terre est habitée, et quel part ; et de [10] la devision [11] de la mapemonde [12] ; et premierement de paradis terrestre ; et d’Ynde et des diversitez qui i sont ; des genz, et des bestes et arbres [13], et des pierres, et des oisiaus, et d’aucuns poissons [14] qui i sont [15], et des choses que nous avons ; et ou enfer siet, li doulereus ; [F° 137 d] et de la painne as maleureus qui laienz sont mis en torment.

Aps avez [16] oÿ du secont element : Ce est de l’yaue, des fluns, et des fontainnes chaudes et froides, sainnes et mauvaises, qui sont en diverses contrées, et comment la mer devient salée ; comment la terre crolle et fent ; et puis de l’air [17] [* 2], comment il vente et pluet ; des tempestes et des tonnoires [18] ; du feu et des estoiles cheanz, et que ce est ; du pur air, et des ·vii· planetes, et comment [F° 138 a] li bissextes [19] naist ; et du firmament et de son tor [20], et des estoiles qui sont environ.

El tierz avez oÿe [21] la maniere comment [22] il est et nuit et jor [23] ; et de la lune et du soleill [24], comment il rendent clarté, et comment chascun pert [25] sa clarté aucunes foiz et de nuit [26] et de jours [27] ; et des eclipses [28] qui lors en aviennent, de quoi li jours [29] devient oscur [30] ; de la grant eclipse [31] qui

  1. — B : l’oume.
  2. — B : fourma.
  3. — B : les ··vii·· arz premierement.
  4. — B : Comme. R. : Il manque un long passage depuis « comment » jusqu’à [138 c] « Si avez oÿ en la fin. »
  5. — A : « comment ele vint en France. De nature » manque.
  6. — B : comme.
  7. — B : division.
  8. — B : son.
  9. — B : devisée.
  10. — B : « de » manque.
  11. — B : division.
  12. — B : mappemonde.
  13. — B : et des arbres.
  14. — B : et des poissons.
  15. — B : « qui i sont » manque.
  16. — B : sont mis en prison et en torment. Apres vous avez.
  17. — A : l’ar.
  18. — B : tonnairres.
  19. — B : byssextes.
  20. — B : tour.
  21. — B : oÿ.
  22. — B : et comment.
  23. — B : jour.
  24. — B : soleil.
  25. — A : comment chaspert.
  26. — B : nuiz.
  27. — B : jourz.
  28. — B : eclypses.
  29. — B : jourz.
  30. — B : obscur.
  31. — B : eclypse.
  1. * Sloan f° 131 D :

    Ou secont vous est devisée
    la terre ou ele est habitée

  2. * « ar » : c’est ici le seul cas où le copiste de A se soit servi de cette orthographe pour le mot « air » qui se présente si fréquemment. Il n’y a pas non plus d’autre exemple de a pour ai dans le manuscrit. Il faut donc plutôt voir dans « ar » une faute de copiste qu’une forme dialectale. Cf. Stimming, o. c. p. 195.