Page:Gourmont - Pendant l’orage.djvu/33

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des nouvelles de son confrère Charles Vildrac : ce fin et charmant poète a été blessé ; blessés Robert Veyssié, Alfred Drouin. Mais n’y eut-il pas des oublis ou m’a-t-on donné de faux renseignements ? Je croyais qu’il fallait déplorer aussi la mort du poète Gojon. Ce bulletin précisera les nouvelles. Il est précieux et saisissant. On y voit l’œuvre de mort dans toute son horreur aveugle et comment nous sommes à une heure où les plus jeunes sont les moins sûrs du lendemain. On se demande même, si cette fauchaison continue, s’il y aura un lendemain pour la jeune littérature. Il y a toujours des lendemains, mais jeunes et vieux en garderont pour longtemps un trouble singulier et douloureux.