Page:Grégoire de Nazianze - Éloge funèbre de Césaire, 1853.djvu/86

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vie terrestre comme d’une prison odieuse, secouant les entraves qui enchaînaient ses ailes, goûte cette pure félicité que son imagination seule avait connue. Bientôt elle reprend cette chair sa compagne, avec laquelle elle méditait jadis sur les choses d’en haut (comment se fera cette réunion, c’est ce que sait le Dieu qui a fait et rompu leur première alliance) ; elle associe à la gloire céleste ce corps que la terre lui avait donné et dont elle avait confié le dépôt à la terre : de même que pendant leur première union elle a participé aux souffrances de la chair, elle fait participer la chair à son bonheur, elle se l’assimile tout entière, elle ne fait qu’un avec elle, esprit, intelligence, Dieu même, parce que la vie absorbe la substance mortelle et périssable. Écoutez donc ce que nous dit le divin Ézéchiel sur la réunion des os et des nerfs, ce que dit après lui le divin Paul sur cette mai-