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âge et de la Renaissance. Ces compositions souvent très compliquées échappent à toute analyse. Nous avons groupé


dans notre frontispice douze types différents empruntés à des manuscrits, qui nous ont paru caractériser le mieux

5. ÉCRITURES GOTHIQUES.

MAJUSCULE INSCRIPTIONS SCEAUX K MINUSCULE à CURSIVE XII* siècle. . . fin XIII e siècle. . . n n n i&K â a A XIV e siècle. . . XV e sièrje. . .

<&.% fi â a I Â a a A.

6. ÉCRITURES MODERNES. NÉOGOTHIQUE ROMAINE ITALIQUE LCIt ITU P. E DES BULLEs! BATARDE a a a a CL a. a


le style des diverses époques et des différents pays de l’Europe depuis le vi e jusqu’au xvi e siècle (V. Alpha- bet, — Paléographie). ***

A (Log.). Cette voyelle désigne les propositions uni- verselles affirmatives; asserit A, ... verum generali- ter... Ex. : Tout vicieux est esclave {Logique de Port- Royal, partie II, chap. m). — Dans les propositions complexes modales, A marque à la fois l’affirmation du mode et l’affirmation de la proposition (Ibid., part. II, chap. vin). — (V. e, i, o, u, et Proposition [Logique]). H. M.

A (Mus.). La lettre a est employée par les musiciens et surtout par les théoriciens pour désigner la note la, c.-à-d. la sixième du type de notre gamme majeure en ut, la première de la gamme mineure typique en la. On emploie cette lettre, soit majuscule, soit minuscule, en la soulignant ou la surmontant d’un ou de plusieurs traits. L’alpha ou a, droit ou renversé, tronqué ou complet, se retrouve souvent dans les fragments qui nous sont restés de la notation grecque. Dans la notation en lettres, dite béotienne, si fréquemment employée pour la démonstration par les théoriciens du moyen âge, et même par les compositeurs, ainsi que l’on peut le voir dans le célèbre manuscrit


bilingue de V Antiphonaire de Montpellier, l’A, comme dans l’écriture musicale des Grecs, représente le degré la le plus bas de l’échelle, celui qui avait été ajouté (προζλαμβα-


νόμενοζ) (V. Notation). Lorsque aux premiers siècles du moyen âge on ajouta la lettre T (gamma), adjonction faus- sement attribuée à Gui d’Arrezw (V. ce mot), A servit à désigner la seconde lettre de l’alphabet musical (V. Al- phabet). — Lorsque la notation alphabétique fut remplacée par l’écriture neumatique (V.Neumes), l’A ne fut plus em- ployé que pour les démonstrations théoriques, et au xv e siècle il reprit dans l’échelle musicale la place que le gamma, désormais disparu, lui avait fait perdre (V. Gamme). Cette lettre désigne aujourd’hui : 1° le la du diapason normal français de 870 vibrations (V. Diapason) ; 2° certaines cordes des instruments grattées ou pincées à vide, c.-à-d. la deuxième du violon après la chanterelle, les chanterelles de l’alto et du violoncelle, la troisième corde de la con- trebasse (V. Cordes et Accord) ; 3° dans les instruments à nombreux tuyaux ou à nombreuses cordes, les différents la de l’échelle musicale, comme dans le piano, l’orgue ou la harpe (V. Tempérament) ; 4° en Allemagne, la note ou le ton de la dans les partitions.

Henri Lavoix.

A (Numis.). Dans la numismatique grecque, la lettre A, isolée dans le champ de la pièce, est souvent l’initiale du nom de la ville où eut lieu l’émission ; elle indique parfois aussi un nom d’homme, soit de souverain, soit de magistrat monétaire. Sur les monnaies romaines, cette lettre n’est généralement que l’indication d’un atelier monétaire. Sur les monnaies de France, elle désigne l’atelier de Paris, depuis l’édit de François I er en 1539 (V. Monnaie).

AA. Ces deux lettres désignent l’atelier monétaire de Metz, depuis 1662 jusqu’en 1794 (V. Monnaie).

AA. Nom de plusieurs cours d’eau de l’Europe occiden- tale centrale et septentrionale. Ce mot, dont la racine semble celtique, se trouve dans les divers dialectes germa- niques et Scandinaves avec le sens d’eau courante. Il présente