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SALINS — SALISBURIEES

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indications sont les mêmes que pour les eaux de Salins du Jura. D r L. Un.

Bibl. : Trésal, Salins, eaux de mer thermales, 1851, in-12. — Laissus, Notice sur les eaux de Salins, 18(59, in-8.

— Gérard de Caii.leux, Etudes sur les eaux minérales de Salins-Moûtiers, 1877, in-8.

SALINS. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Fontainebleau, cant. de Montereau-Faut-Yonne ; 509 h. SALIQUE (Loi). La loi salique (Lex Salira) est la loi des Francs Saliens. Les nombreux manuscrits qui nous l’ont conservée fournissent des textes très différents les uns des autres et qui peuvent se répartir en quatre groupes : le premier et le second groupe comprennent les textes divisés en 65 titres, le second groupa se différenciant du premier par des additions qui témoignent d’une influence chrétienne ; le texte du troisième groupe est un texte, abrégé, en 99 titres, d’origine neustrienne ; le quatrième groupe est formé par les manuscrits de la Lex emendata en 70 titres. La loi salique est précédée d’un prologue variable, rappelant les circonstances de sa rédaction, et dont le plus célèbre se termine par un chant de triomphe en l’honneur des Francs ; elle est suivie d’épilogues. Les rois, depuis le vi c siècle, peut-être depuis Clovis, certainement depuis Clotaire I er jusqu’à Louis le Pieux, y ont ajouté des capitulaires qui ont été insérés dans les diverses rédactions. In certain nombre de mots de la langue francique, précédés de nialb. ou malberg., d’où le nom de gloses malbergiques, figurent à côté des mots latins en guise d’explication. Certains érudits ont pensé que c’étaient là les débris d’une rédaction primitive en langue francique, opinion aujourd’hui abandonnée. L’on considère le texte latin en 65 titres, appelé Paetus, comme très voisin d’un texte originel qui devait être aussi en latin. Le Paetus représente la mise par écrit de la coutume des Francs, sous Clovis, avant la conversion du peuple au christianisme , mais après l’occupation par les Francs des pays situés au S. de la Seine jusqu’à la Loire (486). _

La loi salique n’est qu’un code de procédure et un code pénal ; elle consiste essentiellement en un tarif de compositions, c.-à-d. qu’elle détermine la somme due par un criminel à la victime ou à la famille de la victime, le wergeld. Elle y ajoute les règles de procédure permettant d’obtenir la condamnation du coupable et le paiement du wergeld. Le droit privé proprement dit n’est représenté que par 6 ou 7 articles sur 65, au nombre desquels le titre LIX, De alodis, c.-à-d. des successions, excluant les femmes, tant qu’il reste des parents mâles, de la succession à la terre, et qui fut appliquée au xiv e siècle à la succession au trône de France.

Voltaire écrivait : « La plupart des hommes qui n’ont pas eu le temps de s’instruire, les dames, les courtisans, les princesses mêmes, qui ne connaissent la loi salique que par les propos vagues du monde, s’imaginent que c’est une loi fondamentale par laquelle autrefois la nation française assemblée exclut à jamais les femmes du trône ». A la mort de Louis le Hutin, en 1316, la question du droit des femmes à la couronne de France se posa pour la première fois, mais l’on ne voit pas que les partisans de Philippe le Long aient invoqué la loi salique. C’est seulement à la tin du xiv" siècle que les juristes ont songé à fonder le droit exclusif des mâles sur le titre LIX de la loi salique. M. Prou.

Bibl. : Editions de la loi salique : Pardessus, Loi salique ; Paris, 1843, in-4. — Mebkel, Lex salica ; Berlin, 1850, in-8. — Behrend, Lex Salica nebst den Capitularien zu Lex Sal.. bearbeitet von Boretius, 1874. in-8. — Hessels, Lex Salica, tlie ten texts von with the glosses and the Lex emendata ; Londres, 1880. in-4. — Holder. Lex Salica mit der mallob. Glosse, 1879-80, 6 fasc.

Dissertations : G. Waitz, Das aile Redit der Salischen Franhen ; Kiel, 184G. — Thonissen, l’Organisation judiciaire, le droit pénal et la procédure pénale de la loi salique ; Bruxelles et Paris, 1882, in-8, 2° éd. — V. la bibliographie dans : P. Viollet, Histoire dudroil civil français, i. 95, 2° éd. — H. Brunner, Deutsche Rechtsqeschichte, t. 1. p. 293. — A. Esmein, Cours élémentaire d’histoire du Droit français, p. 99, 3 e éd.

SALI RÉTINE. Form.

Equiv... (C u H 6 0*) n -

Atom... (C 7 H 6 0) n .

La saligénine (V. ce mot), en présence des acides minéraux même étendus, éprouve un phénomène de déshydratation et se change en un composé polysaligénide résineux, insoluble et fixe, désigné sous le nom de salirétine : nC 14 H s 4 = (C u H 6 0*) n -+- nHW.

Saligénine Salirétine

Quand on décompose la salicine (V. ce mot) sous l’influence des acides étendus, on n’obtient point la saligénine comme avec les ferments, mais la salirétine résultant d’une action secondaire des acides sur la saligénine. SALIS (De). Famille patricienne des (irisons. Soglio, dans la vallée de Brigell, est le berceau de cette célèbre famille dont plusieurs branches comtales et « baroniales » sont fixées en Autriche, en Angleterre et ailleurs. Cette famille y possédait depuis 913 le château aujourd’hui en ruines de Castellatium. Elle a donné à la France une quantité d’officiers distingués. Hercule, colonel à Venise, ambassadeur des ligues grises auprès de Henri IV, puis en 4620 à Venise.

— Ulysse (4595-167 4), son fils, le Polybe des (Irisons, servit à Vienne (4617-23), puis en France, ou le premier de sa nation il est arrivé au grade de maréchal de camp (4641). Il a laissé d’intéressants Mémoires. Atteignent aussi ce grade : Rodolphe de Salis de Zizers, en 4688 ; Jean- Henri-Antoine de Salis de Zi/.ers, en 1746 ; un baron de Salis de Meyenfeld, en 1761. 11 y eut en France des régiments grisons de Salis-Soglio, deSalis-Samaden, etc. — Charles-Ulysse, historien et littérateur (1728-1800). Il fut activement mêlé aux luttes politiques austro-françaises de la fin du xviii siècle. Il a laissé 16 volumes de voyages, de mémoires et d’histoire, entre autres Y Histoire politique delà Vulleline, des comtés de Chiavennaet de Bormio (ivol.).

— Rodolphe- Gustave- Hubert (1732-1807) servit en France, maréchal de camp en 1780 à Xaples où il organisa l’armée, puis dès 1799 en Angleterre. — Raoul, baron de Haldenstein (1750-81), auquel on doit une sorte d’Encyclopédie grisonne. — Jean-Ulric de Salis-Soglio (1790- 1855) prit du service en France et en Hollande, dirigea l’armée du Sonderbund (1847). — Louis-Rodolphe, juriste, né le 28 mai 1863, professeur à Bile, puis à Berne, auteur de plusieurs volumes de droit fédéral. SALIS (Jean-Gaudence, baron de), poète suisse, né à Seewis ((Irisons) en 1762, mort le29janv. 1834. H fut au service de France jusqu’au licenciement des troupes suisses, puis passa dans les troupes de ligne. Démissionnaire, il revint en Suisse et fut, en 1798. inspecteur général des milices. Ses Poésies, d’un caractère élevé, ont paru en 171)3 et ont été très souvent rééditées.

SALIS (Jacques-Michel), homme politique français, né à Cette le 21 mars 1848. Elu député de la 2 e circonscription de Montpellier en 1881, réélu en 1885, 1889, 1893 et 1898, il appartient au parti radical-socialiste et a acquis une réelle influence grâce à son éloquence communicative, mise surtout au service des intérêts des viticulteurs du Midi (loi contre le mouillage, réforme de l’impôt des boissons, etc.).

SALIS (Louis-Hodolphe), commerçant français, né à Chàtellerault en 1852, mort à Naintré le 20 mars 1897. Il fonda eu 1882 avec l’aide de quelques bohèmes le plus brillant des cabarets artistiques de Montmartre à l’enseigne du Chat Noir, boulevard Rochechouart, puis rue de Laval. Les tableaux dont Willette l’avait décoré, la verve du « gentilhomme cabaretier » Salis, la société et surtout les chansons des jeunes littérateurs lui valurent une vogue grandissante. Il finit par se transformer en une sorte de petit théâtre fantaisiste où Maurice Donnay {PhrynJ, Lysistrala), Caran d’Ache, etc., obtinrent d’éclatints succès. Il fut fermé en 1897.

Bibl. : Revue encyclopédique du 10 janv. 1897. SALISBURIEES (Paléont. végétale). Représentées aujourd’hui par le seul Gingko {Salisburia) biloba Kaunpf. (V. Gingko), les Salisburiées ont été très abondantes aux époques géologiques anciennes, particulièrement à la période