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SAMBLANÇAY — SAMEDI

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du roi ; les différentes factions entre lesquelles se partageait la Franco se partageaient donc aussi ses faveurs, et ainsi se justifie l’assertion de Mézeray : « Elle se jouait de tous ses amoureux avec un empire si absolu qu’elle n’en perdoit pas un, quoi qu’elle en acquît toujours de nouveaux ». Entre temps, elle était devenue veuve. L’année qui suivit cette mémorable campagne, le 18 oct. 4581-, elle se remaria à François de La Tréinoille, marquis de Noirmoutiers. Et néanmoins, le duc de Guise sortait de son appartement au point du jour, le 2a déc. 1S88, lorsqu’il tomba sous le poignard des Quarante-cinq. C’est la dernière fois qu’elle est à ce sujet citée dans l’histoire, bien qu’elle ait vu encore les premières années du règne de Louis XIII. — Sans enfants de sa première union, elle eut de la seconde un fils, Louis de La Trémoille, premier duc de Noirmoutiers, de qui sortirent les ducs de Noirmoutiers et de Royan, éteints en 1733. Léon Marlet. Biol. : Matthieu, liialoire de France ; Paris, 1631, 2 vol. in-fol. ; t. I. p. 409. — Mémoires de Brantôme, de Lestoile, de Marguerite de Valois, de La Huquerye. — Recueil des choses jour par jour advenues en l’armée conduite en FranceparM. le prince de Condé ;s. 1., 1577, p. 159, in-24. — Comte Hector de La Ferriére, les Projets de mariage de la l’eine Elisabetlt et Trois Amoureuses au xi° siècle. — P. Anselme, Histoire généalogique de la maison de France et des grands officiers de la couronne ; Paris, 1726-33, y vol. in-fol.’ ; et t. VI11, p. 286 et t. IV, p. 177 SAMBOURG. Corn, du dép. de l’Yonne, arr. de Tonuerre, cant. d’Ancy-le-Franc ; 151 hab.

SAMBOURNE (Edward Lini.ey), dessinateur anglais, né à Londres le 4 janv. 1845. Destiné à l’industrie, il débuta dans une usine de Greenwich (1861-67), qu’il abandonna pour se livrer tout entier à sa passion pour le dessin. Caricaturiste habile et original, il donna au Punch ses premiers essais qui furent remarqués. Sa contribution à ce journal, depuis 1867, a été ininterrompue. Ses autres travaux sont très nombreux. Nousciterons, entre autres, son illustration des Contes de fées d’Andersen (1887), desIFater Babies, deCh. Kingsley (1885), etde hNewHistory ofSandfordet Mertin, de Burnand (1872). R. S. SAMBOUROU. Lac de l’Afrique orientale, dans le pays des Gallas, entre l’Ethiopie méridionale et le pays des Massai.

SAMBRE. Rivière de France et de Belgique (V. Nord [Dép. du], t. XXV, p. 5).

SAMBÙCUS (Bot.) (V. Sureau).

SAMBUCUS (Jeun), humaniste hongrois, né en 1531, mort en 1581. Issu de la famille des Zsàmbok qui était venue de France en Hongrie, Sambucus fit ses études en Italie, devint historiographe des empereurs Maximilien II et Rodolphe II, voyagea dans toute l’Europe à la recherche de documents et de médailles. Il découvrit huit cents lettres des Pères de l’Eglise (saint Grégoire de Nazianze, saint Chrysostome, etc.) et quelques fragments de Pétrone. Il séjourna longtemps à Paris où il entra en relation avec Lambin, Turnèbe et H. Estienne. Parmi ses nombreux ouvrages, on peut citer : Imperatorum aliquoi Romanoriiiu rilu i 1552) ; De imitatione a Cicérone peienda (1561) ; Embletnnta poetica (1561, traduits en français par Jacques Grévin, 1567) ; Tabula geographica Hungariœ (1566) ; Icônes veterum aliquoi et recentium medicorum philosophorumque ctim eorum elogiis (1571) ; Apotelesmata (1577) : Carmina elhiea : de nombreuses éditions, des traductions latines d’ouvrages grecs et l’édition de l’historien Bonfini. J. K. Bibl. : Szabo-Hellebrant, Ancienne Bibliothèque hongroise, t. III. — L. Pinvert, Jacques Grévin (thèse de l’Université de Nancy, 1898). D’après Pinvert, il ne reste aucun exemplaire de la traduction française des Emblèmes, mais, d’après Szabo-Hellebrant, il en existe un dans la bibliothèque du comte Apponyi. en Hongrie.

SAMBUQUE (ArchéoL). Ce mot désigne, au moyen âge, soit une selle de femme (sambue), soit un instrument de musique du genre des harpes, soit un navire du genre des chélandres, soit enfin une machine de guerre. Pris dans ce dernier sens, le vocable sambuque, dérivé du latin sambuca, désigne un pont mobile que l’on jetait sur la muraille de la ville attaquée, du haut d’une tour d’attaque qui pouvait s’avancer sur des roues. On trouve des modèles de sambuques dans les manuscrits à miniatures du moyen âge et reproductions des œuvres d’Athénée et d’Apollodore, de Btton et Héron, de Végèce, ainsi dans le Bellifortis et dans les reproductions du Mathematici veteres de Thévenot, paru en 1689, etc. M. M. SAMEDI, dans le Bréviaire : Sabbatum. Les Actes des apôtres (n, 46 ; m, 1 ; v, 42) montrent les chrétiens de Jérusalem assidus au temple tous les jours, d’un commun accord ; ils étaient d’ailleurs restés attachés à toutes les prescriptions mosaïques (V. Christianisme, t. XI, p. 273). 11 est donc plus que vraisemblable qu’ils continuèrent à observer religieusement, le même jour que les juifs, c.-à-d. le samedi, la loi du repos et de la sanctification édictée par le IV e commandement du Sinaï. Mais avant la fin de la nuit suivante, ils se réunissaient entre eux, pour se préparer, par des lectures, des exhortations, des chants et des prières, au culte du jour du Seigneur (dimanche), consacré au souvenir de la résurrection de Jésus-Christ et, plus solennellement que les autres jours, a la liturgie eucharistique, qui avait lieu pendant les premières heures de la matinée. Il est probable qu’ils employaient au travail le restant de la journée. Cependant, saint Paul écrivait aux Colossiens (n, 16-17) : « Que personne ne vous condamne au sujet du manger ou du boire, ou pour les distinctions de fête, de nouvelle lune ou de sabbat, car ces choses n’étaient que l’ombre de celles qui devaient venir » ; et aux Calâtes (iv, 9-11) : « Comment retournez-vous à ces faibles et misérables rudiments, auxquels vous voulez vous assujettir de nouveau ? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années. Je crains pour vous que je n’aie travaillé en vain à votre égard ». Mais les efforts de cet apùtre, pour supprimer les prescriptions et les conceptions provenant du judaïsme, et pour réduire la religion chrétienne aux seules inspirations de la foi, eurent peu de succès dans l’Eglise primitive. Lui-même se soumit plus d’une fois aux observances qu’il avait paru condamner d’une manière absolue. Et il ne faut pas oublier (ce qu’on fait trop souvent) que ses épitres, c.-à-d. ses lettres, n’étaient guère connues alors que des petites communautés au quelles elles étaient adressées. Un indice précis de la persistance de la vénération du sabbat parmi les chrétiens résulte des actes du concile de Laodicée (V. ce mot), dont la tenue est rapportée à des dates fort différentes, variant de 314 à 380. Le 29° canon de ce concile anathématise comme judaisants ceux qui s’abstiennent de travailler le jour du sabbat, el il recommande d’honorer plutôt h jour du Seigneur et de s’abstenir, s’il est possible, de tout labeur ce jour-là. Néanmoins, les canons 49 et 51 assimilent le sabbat et le jour du Seigneur pour la célébration eucharistique et les fêtes des martyrs, pendant le carême. — Des indications plus formelles se trouvent dans les Constitutions apostoliques (V. ce mot). La date et la composition de ces constitutions sont discutées ; mais, dans leur ensemble, les documents qu’elles contiennent représentent les traditions de l’Eglise d’Orient au 111 e e1 au n"’ siècle. On y lit : « Observez le sabbat et le jour du Seigneur comme des fêtes : l’un est consacré au souvenir de la Création ; l’autre, au souvenir de la Résurrection (vu, 23, 2). « Le sabbal esi le repos après la création, le complément de l’œuvre, la promulgation de la Loi, l’actfon de grâces pour ce que Dieu a donné aux hommes (vu, 36, 1, 2). « Que les serviteurs travaillent cinq jours, mais que le jour du sabbat et le jour du Seigneur ils soient affranchis de tout travail (vin, 33, 1). — Dans le même ordre d’idées, les Canons des apôtres (V. ce mot) : « Si quelqu’un jeune le jour du sabbat ou le jour du Seigneur, excepté la veille de Pàque, qu’il soit déposé, s’il est clerc ; qu’il soit excommune, s’il est laïque (56 e can.). Le jeune exceptionnel, pratiqué a veille de Pâques dans l’Eglise grecque, était motivé par cette considération que le Christ était encore