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SKELTON — SKYLAX

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ture française et fort expert dans la facture des pièces de circonstances qui lui donnaient occasion de flatter la famille royale. Il se poussa ainsi à la cour, devint précepteur d’un des fils de Henri VII pour qui il écrivit un Spéculum principis. En 1498, il prit les ordres et fut pourvu de quelques bonnes abbayes. Mais il ne pouvait réformer son esprit burlesque, et il fut blâmé pour avoir introduit dans ses sermons toutes sortes de causticités. Il fut même, à diverses reprises, emprisonné à cause de ses intempérances de langue. Aussi existe-t-il sur lui quantité d’anecdoctes. plus ou moins véridiques, dont quelques-unes ont été réunies dans un petit volume qui a eu une popularité considérable : Merie Taies newly imprinted and maie Inj Master Skelton (Londres, 1566, in-12). Skelton a laissé un grand nombre de poésies et d’écrits burlesques qui l’ont fait considérer par ses compatriotes comme un précurseur de Rabelais. Les plus connues de ses œuvres sont : The Garlande of Laurell (1523) ; Jl/agnyf’ycence (1533) ; Phylyp Sparowe (1550) ; Colyn Cloute (iaoù) ; A Baladeofthe scotishe King (1513), etc. Alex. Dyce a donné la meilleure édition des Œuvres complètes (Londres, 1843, 2 vol.). R. S.

SKELTON. Ville d’Angleterre, comté d’York, dans le district de Cleveland ; 11.842 hab. en 1891. Mines de fer.

SKENINGE. Ville de Suède, lœn d’Ostgotland, sur l’Omberg ; 1.313 hab. en 1891. Ancienne capitale de la Gothie.

SKIATHOS. Ile de Grèce, l’une des Sporades, à 12 kil. N. de l’Eubée ; 42 kil. q. ; 2.796 hab. (en 1889) ; ait., 438 m. Sa position lui fit jouer un certain rôle dans les guerres navales. Alliée et vassale d’Athènes, sa ville fut détruite en 200 av. J.-C, par Philippe III de Macédoine. La ville moderne de Chora a été rebâtie au même emplacement, près d’un vaste et bon port naturel sur la côte orientale de l’Ile.

SKI EN. Ville de Norvège, amt de Rratsberg, sur le Skiens-elv, par lequel se déversent dans le Frier-fjord les eaux du Norsjœ. La ville a 8.959 hab. (en 1891), des scieries et papeteries considérables.

SKIERNIEWICE. Ville de la Pologne russe, gouvernement de Varsovie ; 7.686 hab. (en 1894). Gare où bifurquent les voies ferrées de Varsovie à Vienne et à Thorn. Château impérial où les empereurs de Russie, d’Allemagne et d’Autriche eurent une conférence du 15 au 17 sept. 1884.

SKI LU N G. Ancienne monnaie de compte, usitée jusqu’en 1855 en Suède où elle valait 1/48 de riksdale , jusqu’en 1873 en Norvège où elle valait 4/24 de rigsort, puis 1/30 de krone, jusqu’en 1874 en Danemark ou elle valait 1/16 de marc.

SKIN. Fleuve de Grande-Bretagne (V . ce mot, t. XIX, p. 158).

SKIOPUL (Pierre), prince de Moldavie (V. Pierre Skioimi. ).

SKJALDBREIT. Montagne d’Islande {Y. ce mot, t. XX, p. 1009).

SKJALJANDIFLIOT. Rivière d’Islande (V. ce mot, t. XX, p. 1010).

SKKENT (Archéol. égyp.) (V. Pschent).

SKOBELEV (Michel-bimitrievitch), homme de guerre russe, né le 17 sept. 1843, mort à Moscou le 25 juin 1882. il fit ses premières études dans un pensionnat à Paris (pensionnat Girardet), suivit ensuite les cours à l’Académie militaire de Saint-Pétersbourg, et entra en 1863 comme volontaire dans le régiment des chevaliers-gardes de l’impératrice. Il permuta peu de temps après pour le régiment de hussards à Grodno, et participa à la répression de l’insurrection polonaise. En 1868, il fut attaché à l’état— major du corps d’occupation dans le Turkestun. Skobelev eut bientôt l’occasion de se distinguer dans différents combats, à la fois par une grande intrépidité et par ses connaissances stratégiques. Durant la campagne de Khiva (1873), il se déguisa en indigène turcoman et fit, seul une reconnaissance de la route entre Khiva et Akhal. Lors de la guerre russo-turque (1877-78), Skobelev obtint, non sans grande difficulté, un commandement et contribua puissamment à la prise de Plevna qui devait décider de l’issue de la campagne. Nommé commandant en chef de l’expédition russe contre les Akhal-teké, après une désastreuse campagne de l’année précédente, Skobelev s’illustra par la prisede Ghéok-Tepé (12 janv. 1881), qu’il enleva d’assaut avec une poignée d’hommes, assurant ainsi la domination russe dans le Turkestan (V. ce mot). Panslaviste déterminé, ennemi déclaré de l’Allemagne, Skobelev manifestait très haut ses sympathies pour la France. Il se signala surtout par un violent discours prononcé à Paris, au banquet anniversaire de la prise de Ghéok-Tepé (12 janv. 1882), et qui souleva une vive polémique dans la presse européenne. Riche, chevaleresque, indépendant, allié aux grandes familles, Skobelev jouissait dans son pays d’une immense popularité. Le parti slavophile et militaire professait pour lui un véritable culte.

— Il est mort après quelques jours de maladie seulement et fut inhumé dans une propriété de famille, qu’il possédait à Spassko (gouv. de Riazan). P. Lemosof. SKODA (Joseph), médecin tchèque, né à Pilsen le 10 déc. 1805, mort à Vienne le 13 juin 1881. Médecin à l’hôpital général de Vienne, anatomo-pathologiste distingué, il fit d’importants travaux sur l’auscultation et la percussion ; il obtint en 1846 la chaire de chirurgie médicale. Son Traité de percussion et d’auscultation, publié en 1839 (traduction française par Aran de la 4 e éd., Paris, 1854), a fait époque. D r L. Hn. SKOKLOSTER. Village de Suède, près d’Upsala, au bord du lac Maelar. Ancien couvent de cisterciennes fondé au xin e siècle, sécularisé au xvi° et donné par Gustave-Adolphe au maréchal Wrangel, dont le fils y fit bâtir un magnifique château qui passa après sa mort à la famille Brahe ; belle collection d’armes.

SKOPINE. Ville de Russie, ch.-l. de district, gouv. et à 151 kil. S. de Riazan, sur la rivière Verda ; 15.009 hab. Stat. du chera. de fer Syzran-Viazemsk. Le domaine occupé actuellement par le district appartenait autrefois à la famille Romanov. La ville semble n’avoir pris une certaine importance qu’au commencement du xvm e siècle. — Commerce de blé assez animé.

SKOPTZY. Secte fanatique russe (V. Eunuque, t. XVI, p. 745).

SKOUPTCHINA. Assemblée serbe (V. Constitution, t. XII, p. 719 ; Parlementarisme, t. XXV, p. 1170, et Serbie, § Histoire).

SKRAGGE (Olof), diplomate suédois (V. Hermelin). SKULD (Myth. scand.) (V. Nornes, t. XXIV, p. S2)’ SKYE. Ile d’Ecosse, entre la grande ile et les Hébrides extérieures ; 1.447 kil. q. ; 15.705 hab. en 1891, dont un tiers ne parlent que le gaélique, le reste comprenant aussi l’anglais. C’est un bloc de basalte et de porphyre, enchâssant à l’E. des schistes cambriens et siluriens. La côte abrupte est entaillée de baies et criques innombrables. L’intérieur est très mouvementé, coupé de vallées sauvages où dorment de petits lacs, revêtu de landes ; le mont Cuchulin ou Cuilion atteint 966 m. Climat doux et pluvieux. Population de pécheurs et de bergers. La principale agglomération est Portree, avec un millier d’âmes. SKYLAX, géographe grec de Caryanda en Carie, qui fut chargé en 508 av. J.-C. par le roi de Perse Darius d’une exploration maritime des côtes de la mer Erythrée, depuis l’embouchure des Indes jusqu’au fond du golfe Arabique. 11 en rédigea le récit sous forme de périple. Toutefois, le périple de la Méditerranée, qui nous est parvenu sous le nom de Skylax.est bien postérieur ; on le date de l’an 360 av. J.-C. Il a été publié dans les Geographi grœci minores de Muller (Paris, 1855).

Bibl. : Ungern, dans Philologus, 1873.