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SORRENTE — SOST

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romaine. Travaux de marqueterie, commerce d’huile ; petit port. Ville d’été et d’automne de plus en plus fréquentée ; charmants environs (route célèbre de Sorrente à Castellamare) ; climat délicieux. Patrie du Tasse (1541- 95) . — Surrentum ,

qui n’est citée qu’à

l’époque romaine ,

fut alors célèbre pour

son vin.

SORRUS. Corn,

du dép. du Pas-de-

Calais, arr. et cant.

de Montreuil ; 443

hab.

SORS UNI (Baron

Bruhuiêre de), lit-

térateur irançais

(V.Bruguiére).

SORT.I. Supers-

tition (V. Divina-

tion).

II. Antiquité

juive. — Fête des

sorts (V. Fête).

III. Ancien

droit. — Epreuve

DU SORT (V. EpREU- Sorrente.

ve).

IV. Droit canon (V. Election, t. XV, p. 750). SORT. Com. du dép. des Landes, arr. de Dax, cant. de Moutfort ; 1.003 hab.

SORTIE. I. Art militaire. — Les sorties ont joué un grand rôle dans les sièges de l’antiquité et du moyen âge. Elles prenaient alors très souvent l’importance de grandes batailles, qui pouvaient décider du sort de la place. De nos jours, avec les progrès de la fortification et de l’artillerie, elles ne peuvent plus avoir une action efficace, du moins en tant que grandes sorties, que pour seconder l’effort d’une armée de secours, lui tendre la main, ou pour reprendre, avant l’investissement complet, une position déjà occupée par l’ennemi. Dès qu’au contraire l’assiégé a entièrement investi la place, il ne peut plus être question que de petites sorties faites avec quelques hommes bien choisis et destinées à harceler l’assiégeant et à gêner ses travaux d’approche, à le tenir constamment sur le quivive. L’assiégeant oppose aux sorties de l’assiégé des contre sorties. — On appelle finisse sortie celle qui, simplement simulée, a pour but de détourner l’attention de l’assiégeant tandis qu’on l’attaque sur un autre point. II. Contributions indirectes (V. Douane et Entrée). SORTOSVILLE. Com. du dép. de la Manche, arr. de Valognes, cant. de Montebourg ; 122 hab. SÔRTOSVILLE-en-Beaumont. Com. du dép. de la Manche, arr. de Valognes, cant. de Barneville ; 440 hab. SOS. Com. du dép. de Lot-et-Garonne, arr. de Nérac, cant. de Mézin ; 1.251 hab. Stat. du chem. de fer du Midi.

SOSA (Castano de), explorateur espagnol (V. Castano ) .

SOSANDRA. Surnom d’une déesse grecque à laquelle Calamis avait élevé une célèbre statue sur l’Acropole d’Athènes ; on suppose qu’il s’agit d’Aphrodite. SOSICRATE, historien grec de Rhodes, cité par Diogène Laerce, Athénée, Strabon. Il fut l’auteur d’un livre sur la succession des philosophes et d’une histoire de Crète. — Ce nom fut aussi celui d’un poète comique grec d’époque inconnue, cité par Pollux et Athénée. SOSIGcNE, astronome grec, du i er siècle av. J.-C, que Pline l’Ancien (XVIII, 25) mentionne comme ayant été employé par Jules César pour la réforme du calendrier, et comme ayant à cette occasion compose successivement (en grec) trois commentai iones en se corrigeant sans cesse, ce qu’il faut sans doute entendre, non pas de la réforme même, mais soit du degré de son exactitude, soit de la détermination, pour le nouveau calendrier, des dates des levers et couchers des fixes (avec pronostics). Il s’agit des indications conservées sous le nom de César, et que Pline suit

d’ailleurs de préfé-

rence pour les tra-

vaux de l’agricul-

ture. Il lui attribue

encore (II, 8) d’avoir

fixé à 23° l’élonga-

tionmaxima de Mer-

cure par rapport au

soleil. Rien ne prou-

ve que Sosigéne ait

été originaire d’E-

gypte, ni même qu’il

ait appartenu à l’é-

cole d’Alexandrie.

On lui a longtemps,

à tort, attribué les

écrits composés par

le philosophe Sosi-

gène (V. ci-après).

Th. -H. Martin a dis-

sipé cette confusion

en 1879 (Annales

de la faculté des

Lettres de Bordeaux, p. 174). Tanner y. SOSIGENE, philosoDhe grec de la tin du u e siècle ap. J.-C. (à distinguer de l’astronome homonyme, aussi bien que d’un Sosigéne, stoïcien du milieu du n c siècle av. J.-C), fut maitre du célèbre commentateur d’Aristote, Alexandre d’Aphrodisias, et dut probablement, comme lui, professer à Athènes. Il avait écrit sur les Catégories, sur la Vision (en huit livres au moins), sur les Sphères motrices en sens contraires, imaginées par Aristote. Simplicius, dans son commentaire sur le Traité du Ciel, a conservé d’importants extraits de ce dernier ouvrage ; ce sont ces extraits qui ont permis à Th. -H. Martin et à Schiaparelli de restituer les systèmes astronomiques d’Eudoxe et de Callippe. T.

SOSIPHANE, poète tragique grec de Syracuse, vivait vers l’an 300 av. J.-C, et fit partie de la Pléiade. On a sauvé quelques fragmentsdeses73 tragédies (V.Nauck,7V«gicorum grœcorum fragmenta ; Leipzig, 1889, 2 e éd.). SOSITHÉE, poète tragique grec d’Alexandrieen Troade, vivait vers l’an 280 av. J.-C. à Athènes et Syracuse ; il est classé dans la Pléiade. On lui attribue la rénovation du drame satyrique (V. ce mot). Les fragments conservés de ses œuvres sont reproduits par Nauck (Tragic. grœc. fray., 1889. 2 e éd.).

SOSNA. Rivière de Russie, gouvernement d’Orel. a fil. dr. du Don ; 320 kil. ; elle est navigable. SOSNITZA. Ville de Russie, gouvernement de Tchernigov, près du conlluent de la Desna et de l’Oubeda ; 6.500 hab. en 1894). Commerce de tabac. Elle appartint aux princes de Tchernigov, à la Pologne, et fut reconquise par les Russes en 1686. SOSPEL. Ch.-l. de cant. du dép. des Alpes-Maritimes, arr. de Nice ; 3.756 hab. (3.017 aggl.), à 350 m. d’alt. . au fond du Val de la Rêvera et sur la route du col de Tende. Anciennes fortifications. Carrières déplâtre. Pâtes alimentaires. Les Français y battirent les Piémontais en 1793. SOSPITA ou JUNÔ Sospita, déesse latine de Lanuvium et de Rome, que l’on représentait la tête couverte d’une peau de chèvre, chaussée de souliers en pointe, armée dî la pique et du bouclier.

SOSSAIS. Com. du dép. de la Vienne, arr. de Chàtellerault, cant. de Lencloitre ; 416 hab. SOSSE (Métrol. chald. et assyr.) (V. Poids et Mesures). SOST. Com. du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. de Ba gnères-de-Bigorre, cant. de Mauléon-Barousse ; 570 hab