Page:Grave - L’Anarchie, son but, ses moyens.djvu/128

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Chapitre VIII - Autres erreurs des réformistes


La société est un creuset où viennent se combiner les idées diverses — Ce sont les idées les plus actives qui ont le plus de chance d'influencer l'évolution — Nécessité de l'idéal — Impossibilité d'être juste dans la société actuelle — Fausse générosité des prétendus réformateurs — C'est toujours les puissants que l'on protège — Plus d'autorité, plus de propriété — Irréconciliabilité des voleurs et des volés — Le travailleur a droit à toutes les jouissances — Identité des droits individuels — Imprescriptibilité des droits des spoliés — Qu'importe le progrès à celui qui crève de faim — C'est toujours aux misérables que l'on prêche l'abnégation — Nous n'aurons que selon l'énergie que nous saurons dépenser

Dans le chapitre précédent nous avons vu que les partisans des réformes donnent comme justification de leur action «qu'il faut savoir modérer ses désirs, s'attacher à ne réclamer que ce que l'on sait pouvoir être arraché à ceux qui détiennent le pouvoir».

Ceux-là, ce sont les habiles, et j'ai répondu. Ils admettent la légitimité des réclamations les plus hardies, ce n'est que sous couleur d'être «pratiques»