Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/141

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insectes, instruments et tout ce dont il aurait besoin pour ses études, à la seule condition d’enseigner aux autres ce qu’il savait. Botanicus avait accepté avec joie ; car il n’y avait pas pour lui de plus grand plaisir, lorsqu’il avait fait une découverte, que d’en faire part à tous.

Après avoir vécu un peu de temps à Autonomie, il n’avait pas tardé à se rendre compte combien ses facultés avaient été faussées en s’enfermant exclusivement en une seule étude ; c’est pourquoi il essayait de se refaire aux choses ordinaires de la vie ; mais, à chaque maladresse, il comprenait que c’était trop tard. Aussi, avec un bon sourire résigné il disait aux enfants :

— Je suis trop vieux pour changer maintenant. Il faut, mes enfants, me prendre comme je suis. Mais que mon exemple vous serve de leçon. Que vos préférences ne vous empêchent pas de vous rendre compte, même de ce qui vous semble le moins important.

Tel était l’homme. Mais revenons à notre promenade. Justement, je vois Pat qui s’avance avec une plante qu’il vient de déraciner et