Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/152

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au filet et venait voltiger, comme pour le narguer, tout près du chasseur qui, emporté par l’ardeur de la chasse, se trouva bientôt entraîné loin de ses camarades.

Enfin, arrivé près d’un gros chêne, le papillon semblant à portée, Nono crut le moment propice pour en faire la capture. Il calcula la distance qui le séparait de l’insecte, assujettit le manche du filet et le lança... en plein sur le nez d’un gros monsieur, ventru, richement habillé, à la figure vulgaire, au nez plat ; une énorme chaîne d‘or se balançant sur sa bedaine. Des diamants ornaient le plastron de sa chemise, une grosse escarboucle brillait au nœud de sa cravate ; ses doigts étaient garnis de bagues. Il s’appuyait sur une canne d’or.

— Eh bien, mon petit, fais donc attention. Un peu plus tu m’aplatissais le nez. — Nono remarqua intérieurement que ça aurait été difficile de le rendre plus plat. — Tu n’as pas l’intention, que je sache, de me prendre en ton filet ? Il me semble un peu petit, du reste.

Et, content de ce qu’il prenait pour une fine