Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/203

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milieu de la chambre, c‘est un p’tit garçon, y dit qu’il a faim.

— Encore un mendiant, fit la femme sans se déranger, si on voulait donner à tous, on n’en finirait pas. Dis lui que l’on ne peut rien faire pour lui. »

Le cœur gros, Nono alla s’asseoir sur une grosse pierre, ses jambes refusant de le porter plus loin, il se mit à méditer amèrement sur les aventures qui lui survenaient, se rappelant les paroles de Solidaria, lorsqu‘elle l’avait introduit à Autonomie :

« Je te mettrai aux prises avec les circonstances. Comme tu agiras, elles seront bonnes ou néfastes pour toi. — C’est donc toi qui, en définitive, feras tes aventures, et les ornementeras par ta façon de te comporter. »

Et, de fait, s’il avait été plus confiant, plus sage, il ne se serait pas laissé enlever d`Autonomie, ni attirer dans un pays si ingrat.

— Décidément, se dit-il, je n`ai pas pris le bon chemin.

Et fouillant machinalement dans sa poche, sa