Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/210

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


toyée, je ne connais pas le beau pays dont tu me parles. Je n’ai jamais entendu parler de choses semblables que dans les contes de fées, et, si vraiment tu viens d’un pays si magnifique, je te plains certes, car ici, c’est bien différent de ce que tu me racontes.

Il faut travailler beaucoup pour gagner peu. Le pays est pauvre, tu n’as aucune chance de trouver quelqu’un qui veuille te prendre. Ton travail ne paierait pas ta nourriture.

Le mieux que tu puisses faire, c’est de te rendre à Monnaïa, la capitale qu’habite notre roi Monnaïus. Là on y emploie des enfants de tous les âges, comme domestiques, ou dans les usines. Là, tu auras quelque chance de gagner ta vie.

Attends-moi. Je reviens. »

Et se dirigeant vers sa chaumière, elle en revint avec un gros cagnon de pain, un peu de fromage, et une tasse de lait qu’elle fit boire au pauvre exilé.

— Mets ce pain et ce fromage dans ta poche, continua la femme, ça te servira pour continuer