Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/216

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pendaient des pièces de lard, des jambons, des oignons, de l’ail et des graines dans leur cosse.

Un feu de sarment brillait dans une grande cheminée au fond de la salle. Près du feu, sous le manteau de la cheminée, était un vieux de quatre-vingts ans au moins. C’était le père du fermier.

Non loin de la cheminée, le fermier fumait sa pipe. Son fils, un gars d’une trentaine d’années, s’occupait à réparer une hotte en osier.

La fermière, dans des écuelles alignées devant elle, taillait du pain pour la soupe qui bouillait dans une marmite pendue à la crémaillère dans l’âtre. La bru raccommodait le linge de la famille.

Deux enfants, — ceux du fils, — un petit garçon et une petite fille, s’amusaient à faire des constructions avec des chènevottes.

— C’est toi, fit le fermier d’une grosse voix bourrue, qui demandes à coucher ?

— Oui, monsieur, fit Nono un peu intimidé.

— Et où est-elle la musique dont tu as pro-