Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/229

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chemin, et se mit en posture de dévorer ses deux tartines. Mais, à la première bouchée, il sentit que la soif le prenait ; il chercha autour de lui s'il n’apercevrait pas quelque ruisseau pour se désaltérer, et ne tarda pas à entendre les glouglous d‘une source qui tombait d’un rocher, à pic, aux bord de la route, dans une petite vasque que l’eau, en tombant, avait fini par creuser dans la pierre.

Lorsqu’il eut étanché un peu sa soif, il allait retourner sous son chêne, lorsque, à quelques pas de la fontaine, il vit une taupe, couverte de sang, faisant tous ses efforts pour atteindre son trou.

Ému de pitié à la vue de la triste situation de la pauvre bête, Nono la prit et alla laver sa blessure à la fontaine, la débarrassant du sang et de la boue qui couvrait son pelage si doux et si soyeux.

Fort embarrassé de savoir quoi mettre sur la blessure, il mâcha quelques miettes de pain, qu’il colla ensuite dessus, à l’aide d’une petite bande de toile qu'il déchira de son mouchoir,