Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/310

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


mait s’était replacée d’elle-même, leur ôtant tout espoir de retour.

À l’aide du talisman d’Électricia, qui pouvait aussi leur fournir de la lumière, ils s’éclairèrent sur leur route. Mais rien ne vint les entraver ; après deux heures de marche, ils débouchèrent dans le ravin que leur avait indiqué Solidaria. S’étant retournés pour voir encore une fois le souterrain, l’entrée avait disparu. Plus rien n’en décelait la trace.

Grimpant une pente douce, nos trois voyageurs se trouvèrent sur la route. Ils étaient dans le pays de leur ennemi.

Ils marchèrent droit devant eux, et ne tardèrent pas à voir pointer les toits des premières maisons d’un village.

Ils hâtèrent le pas. Midi approchait. Le village était encore loin, leur déjeuner du matin avait été des plus sommaires, et leurs provisions étaient épuisées.

Ils l’atteignirent enfin. C’était un hameau misérable, ne se composant guère que d’une dizaine de maisons qui bordaient la route.