Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/59

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


vous ai rendu. Vous étiez pris dans un lacis de branches, vous voyant dans l'embarras, je vous en ai tiré sans aucune peine pour moi. Vous voyez que l'action n'a rien de bien méritoire, et je suis confus de mériter si peu vos louanges.

— Oh ! fit le carabe, si on mesure le service à la peine qu'il coûte, le tien est de minime importance. Mais comme c'est la vie que je te dois, ça mérite considération pour moi. Mais un service ne se mesure pas ainsi. Ce que l'on prise, c'est la façon dont il est rendu, la spontanéité et la bonne grâce qui l'accompagnent.

Prends donc ces fruits d'aussi bon cœur que nous te les offrons. Tu nous feras plaisir. »

Et le carabe ayant agité ses antennes en guise de salut, se prépara à redescendre de la tribune qu'il avait choisie.

— En ce cas, merci, fit Nono, vous le voyez, j'use de la permission. »

Et le carabe ayant quitté son genou, Nono se baissa, prit une des corbeilles, et l'eut bientôt dévorée en deux bouchées, passant à une deuxième.