Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/64

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qu'ils fussent envers toi, le reste ira de soi.

Je te parle peut-être un langage un peu incompréhensible pour ton âge. Mais lorsque, par ignorance et non par mauvais cœur, tu te seras trompé, je serai là pour te venir en aide.

N'aie donc pas peur, viens, je vais te mener près de camarades de ton âge qui t'apprendront, mieux que moi, à être ce qu'il faut. »

Et Nono vit près de lui un beau char attelé de six belles cigognes.

Sur un signe de la dame, muet d'admiration, il prit place près d'elle sur le char, et les cigognes, prenant leur vol, s'élevèrent dans les airs. Le jeune voyageur vit peu à peu disparaître les détails de la campagne qui semblait défiler sous lui, les bois devenant de plus en plus petits, jusqu'à ce que le vert de leur feuillage ressembla au tapis d'une prairie.

Après avoir plané un certain temps, les cigognes abaissèrent leur vol, se rapprochant de terre, Nono vit se dessiner d'abord les collines. les rivières au-dessous de lui, puis il distingua les arbres, puis un bâtiment qui lui sembla