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VII


AUTRES MOYENS DE PROPAGANDE :
LA LIBRAIRIE, L’ÉDITION, LE LIVRE


Moyens de propagande qui, après la revue, marquent, plus que tout autre, l’ampleur de l’effort tenté par l’Action française. On l’a vu, au cours de ces pages, la Ligue a tôt recouru, comme moyen d’action, à la brochure. Ces publications se multipliant chaque année et atteignant les gros tirages, il fallut chercher bientôt un entrepôt et un comptoir où les déposer et les offrir aux clients. La revue exigeait elle-même un secrétariat permanent. Ce secrétariat, la Ligue, sortie un jour de son réduit du Monument National, l’établit d’abord en l’édifice Dandurand, coin Sainte-Catherine et Saint-Denis. De là, nous devions émigrer à l’édifice de La Sauvegarde, rue Notre-Dame, où l’on mettait un petit bureau à notre disposition. Le comptoir s’établit au même lieu : d’abord petite chose, sous la gérance intermittente de Napoléon Lafortune. Alors attaché à l’administration du Devoir, Lafortune ne peut nous consacrer que son seul temps libre.


Napoléon Lafortune[1]

Intéressant type de gaillard que ce Lafortune. Olivar Asselin l’avait rencontré un jour dans le tramway qui lisait du Molière ;

  1. Napoléon Lafortune (1886-1945), journaliste ; directeur du Nationaliste (hebdomadaire) ; reporter, chef du service des nouvelles, chroniqueur philatéliste, agent de voyages au Devoir, puis administrateur (1910-1945) ; passe à l’Action française en 1918 pour quelques années. Pseudonymes : Napoléon Tellier et Max Sorel.