Page:Gustave Flaubert - La Tentation de Saint-Antoine.djvu/330

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La Foi. Nous sommes là, ne crains rien. Reviendront-elles ? L’Espérance. Non ! Elles ne reviendront pas.

ANTOINE.

Qu’elles étaient furieuses ! J’allais succomber quand vous êtes venues. La Foi. Nous sommes là ; je te dis : n’aie plus peur.

ANTOINE.

Oh ! Merci, merci, sans vous j’étais perdu. La Charité. Bien, bien, calme-toi, nous voilà, c’est nous.

ANTOINE.

Vous ne vous en irez plus, n’est-ce pas ? Vous ne me laisserez plus seul ? L’Espérance. Oui, nous resterons.

ANTOINE.

Donnez-moi vos mains, que je les sente dans les miennes, pour savoir toujours que vous êtes là et que vous ne m’abandonnez point. La charité et l’espérance lui prennent les mains, la foi lui pose la sienne sur le front. Ah ! Je revis maintenant, je revois la lumière. Comment tout cela est-il arrivé ? Que faisais-je ? Je m’étais mis en prières, puis