Page:Guy de Maupassant - Notre Cœur.djvu/72

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sa vie peu à peu par une succession de petits envahissements plus nombreux chaque jour. Elle organisait des fêtes, des parties au théâtre, des dîners au restaurant, pour qu’il en fût ; elle le traînait derrière elle avec une satisfaction de conquérante, ne pouvant plus se passer de lui ou plutôt de l’esclavage auquel il était réduit.

Il la suivait, heureux de se sentir ainsi choyé, caressé par ses yeux, par sa voix, par tous ses caprices ; et il ne vivait plus que dans un transport de désir et d’amour, affolant et brûlant comme une fièvre chaude.