Page:Henry - Le Père Lachaise historique, monumental et biographique.djvu/99

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

Nous montons ensuite à droite le sentier de Valence, qui nous offre d’abord, à quelques pas sur le côté droit, le monument du peintre GROS (371).

Elève de David, et plus tard son émule, GROS a laissé de nombreux ouvrages, où l’on trouve mi coloris comparable a celui de Rubens. Ses principaux chefs-d’œuvre sont les Pestiférés de Jaffa, l’Entrevue de François Ier et de Charles-Quint, et la magnifique Coupole du Panthéon.

Un peu plus haut, sur la gauche, et vis-à-vis d’un grand obélisque dont nous nous occuperons plus tard, on trouve le monument du général COMTE DE VALENCE (316).

Cyrus DE THIMBRUNE, comte DE VALENCE, se déclara avec enthousiasme pour les principes de la révolution, et fut élu aux États-Généraux, en 1789. Il se précipita bientôt après à la frontière, et étonna les ennemis même par l’habileté de ses manœuvres et sa rare intrépidité. Héros antique par la figure, par la stature et par le bras, il maniait la cavalerie avec audace, et frappait à la fois par une ardeur d’ambition qui de » aurait sa renommée et par une confiance en lui-même qui était la fui de son mérite. L’intelligence, la bonté et le courage ru issu lai eut de ses yeux sur ses traits, et lui gagnaient tous les cœurs. Il épousa la fille de Mme de Genlis, et semblait appelé à de magnifiques destinées lorsque la défection de Dumouriez le fit mettre Lors la loi comme complice. Rentré plus tard en France, il se signala encore dans plusieurs campagnes, se retira criblé de blessures, et fut fait sénateur. Sous la première Restauration, il fut nommé pair de France, reçut le même titre de Napoléon pendant les Cent-Jours, le perdit à la seconde Restauration, le recouvra en 1819 et mourut en 1820.

Mme de GENLIS ; belle-mère du général de Valence, repose dans le même îlot à vingt pas plus bas environ. On se dirige vers son sarcophage par un étroit sentier que les pas des visiteurs ont tracé entre les tombes (315).