Page:Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré, 1839 volume 1.djvu/255

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il faut recourir aux animaux qui offrent des ressemblances[1] Cependant le même Aristote dit que l’homme a proportionnellement le plus de cervelle, que son cerveau a deux membranes, l’une adhérente fortement à l’os, l’autre plus mince qui touche le cerveau même[2] ; que le cœur de l’homme est incliné à gauche[3] ; que la rate de l’homme est semblable à celle du cochon, mais étroite et longue[4] ; que le foie de l’homme est rond et semblable à celui du bœuf ; que les reins de l’homme ressemblent aux reins des bœufs, étant comme composés de plusieurs petits reins, et n’étant pas unis comme ceux des moutons[5] ; et enfin il termine son premier livre de l’Histoire des animaux en disant qu’il a exposé l’état des parties tant internes qu’externes du corps humain. Réfutant l’opinion d’Anaxagore, qui attribuait l’origine des maladies au transport de la bile, il ajoute que, si cela était, on s’en apercevrait dans les dissections [6].

Dioclès, qui avait publié un traité d’anatomie, savait que, dans la pleurésie, c’est la plèvre qui est le siège du mal. Il est dit dans le livre de la Nature de l’enfant[7]:« L’enfant dans la matrice a les mains près des joues et la tête près des pieds; mais on ne peut exactement juger, même en voyant l’enfant dans la matrice, s’il a la tête en haut ou en bas. »

  1. De Historia anim., I. 1, c. 15.
  2. De Historia anim, , I. 1, c. 16.
  3. Ibid., c. 17.
  4. Ibid.
  5. Ibid, c. 3 et 9.
  6. Ἔν τε ταῖς ἀνατομαῖς ἂν ἐγίνετο τοῦτο φανερόν. De part. anim. I. IV, c. 2.
  7. Page 37, Ed. Frob.