Page:Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré, 1839 volume 1.djvu/71

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ne les emploie que pour se conformer à l’usage ; en plusieurs endroits on parle de ceux qui sont en dehors de la médecine, ce qui prouve que les médecins formaient vraiment un corps.

Il est plusieurs fois question des philosophes qui se livraient à l'étude de la nature ; il est parlé d’écrits sur cet objet, où l’on prétendait que le cerveau était l’organe qui résonnait dans l’audition ; il est parlé encore de l’opinion des anciens sur le chaud et l’éther. Il faut remarquer que cette qualification d’anciens revient plusieurs fois , ce qui prouve que la littérature médicale existait déjà depuis long-temps. Deux philosophes seulement y sont nommés ; l’un est Mélissus de l’école éléatique, cité dans le Traité de la nature de l' homme , l’autre est Empédocle, dans le Livre de l’ancienne médecine. Un vers d’Homère est rapporté dans le Livre des articulations ; et ce vers ne se retrouve plus dans les œuvres de ce poète telles que nous les possédons aujourd’hui. Un seul livre est cité par son titre : c’est celui des Sentences cnidiennes. II y est question de deux éditions de cet écrit. Les traces d’études sur la matière médicale et la pharmacie sont fort nombreuses. On vante à cet égard les progrès de la médecine, et on exhorte le jeune médecin à graver dans sa mémoire ce qui est écrit sur les vertus des médicaments ; on parle de breuvages préparés d’après la formule; plusieurs passages indiquent des traités de thérapeutique où les remèdes étaient rangés d’après leurs effets réels ou prétendus. C’est ainsi que l’on cite des médicaments propres aux maladies de la matrice ou destinés à étancher le sang. Déjà certains remèdes portent des noms particuliers qui ne sont autre chose que des désignations usitées parmi les médecins et les pharmaciens ; et quand on dit dans le Premier livre des maladies des femmes qu’il faut broyer une certaine substance