Page:Homère - Odyssée, traduction Leconte de Lisle, 1893.djvu/381

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HYMNES HOMÉRIQUES







HYMNE I.


À Apollôn.




Je me souviendrai toujours de l’Archer Apollôn, et je ne l’oublierai jamais, lui que les Dieux eux-mêmes redoutent, quand il marche dans la demeure de Zeus ; et, certes, tous se lèvent de leurs sièges à son approche, quand il tend son arc illustre.

Lètô reste seule auprès de Zeus qui se réjouit de la foudre. Elle détend le nerf, elle ferme le carquois, et, l’ayant retiré des robustes épaules du Dieu, elle suspend l’arc le long d’une colonne de la demeure paternelle, à un clou d’or ; et, conduisant Apollôn, elle le fait asseoir sur un thrône.