Page:Homère - Odyssée, traduction Leconte de Lisle, 1893.djvu/443

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au souffle des vents, et des étalons sont soumis au joug ; et, là où il arrête, le soir, son char au joug d’or et ses chevaux, il les envoie de l’Ouranos dans l’Okéanos.

Salut, Roi ! Donne-moi, bienveillant, une douce nourriture. Ayant commencé par toi, je chanterai la race des hommes qui ont une voix articulée, des hommes demi-Dieux dont les Immortels ont manifesté les travaux aux hommes.


HYMNE XXXI.

À Sélènè.

Enseignez-moi à célébrer Sélènè aux ailes déployées, Muses, harmonieuses filles du Kroniôn Zeus, habiles au chant !

Sa splendeur, qui sort d’une tête immortelle, se répand dans l’Ouranos et enveloppe la terre. Tout est orné par sa splendeur éclatante, et l’air obscur s’illumine à sa couronne d’or.

Ses rayons se répandent dans l’air, quand, ayant lavé son beau corps dans l’Okéanos, et vêtue de ses habits brillants, la divine Sélènè lie au joug ses chevaux aux têtes hautes et pousse rapidement ses chevaux lumineux aux belles crinières, le soir, au milieu du mois, quand son orbe est plein, et quand ses plus éblouissants rayons se sont accrus dans l’Ouranos, en signe et en présage pour les mortels.

Autrefois, le Kroniôn s’unit d’amour avec elle, et, étant devenue enceinte, elle enfanta une fille, Pandiè, admirable par sa beauté parmi les Dieux immortels.

Salut, Reine ! Déesse aux bras blancs, divine Sélènè