Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome II.djvu/166

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graphie. Nous rêvons des illustrations d’ouvrages (plus les ouvrages) tout à fait neuves et originales. En attendant regardez mon portrait. Que diriez-vous de vendre cela ? On en ferait un tirage pouvant aller avec les 4 sous, (parlez-en à Marescq) et un autre, petit format, pouvant se relier avec Nap.-le-Petit, et le volume nouveau. Vous n’auriez aucun déboursé à faire. Vous diriez à Charles ce que, selon vous, cela pourrait se vendre (les estampes photographiques de Blanquart Evrard se vendent 2 fr.) à Bruxelles, chez Tarride, à Londres, chez Jeffs, à Paris, chez Marescq, etc. Charles vous les enverrait par 100, par 200, etc. Quand ce serait vendu, vous prélèveriez votre commission, et vous enverriez ici l’argent. Ce serait une corde de plus à l’arc de tout le monde. Qu’en dites-vous ? Charles peut vous envoyer des choses admirables. Il en fait.

Œuvres oratoires. Il faudra un bout de préface, avertissement des éditeurs, avant-propos, etc., où l’on expliquera quels sont les discours écrits et les discours improvisés, etc. Prévenez-moi quand vous le voudrez. Je le ferai faire ici par Vacquerie. Tarride le signera. — Je suis charmé d’avoir été dans les mains de Marc Dufraisse. Vous savez que c’est un des hommes que j’aime et dont je fais le plus grand cas, cœur, esprit, caractère et talent. Est-ce qu’il a pu renouer le fil cassé par Cappellemans ? Comment s’est-il débrouillé dans tout cela ? S’il avait besoin de quelques indications de moi, dites-lui bien que je suis à sa disposition. Et par-dessus tout, faites-lui de ma part des effusions de remercîments.


Onze heures du soir. J’attendais Zéno. Voici du nouveau. Tout est rompu avec lui. Sur vos précédentes lettres (hélas ! inconvénient de ces correspondances à propos interrompus), j’avais dénoué la chose, en le prévenant qu’on lui paierait ses petits frais. Il paraît qu’il s’était un peu piqué. Aujourd’hui quand j’ai voulu renouer, ce n’était plus le même homme. Il est revenu sur tout ce qu’il avait concédé, faisant obstacle et difficulté de tout, etc. Ce que voyant, je l’ai pris de haut, et j’ai rompu. Rompu définitivement. Du reste tout cheval qui se dérobe est un mauvais cheval, je ne regrette pas Zéno. N’en parlons plus.

Faites en sorte seulement que nous n’ayons pas à Bruxelles le contre-coup des exigences Zéno, mettez à cela toute votre force d’esprit. Car me voici revenu à Bruxelles. Il n’y a plus que votre combinaison. Donc imprimons les deux éditions en Belgique. Mais avez-vous le caractère perle ? Dès que vous me répondrez oui, je vous enverrai le manuscrit. Hâtez-vous de me répondre.

Plus une minute à perdre. Chaque minute perdue vaut de l’or.

On ferait clandestinement chez nous l’édition complète et chez Labroue ou