Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome II.djvu/373

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Misérables. Du reste, tu connais le traité sans doute, et tu sais que les conditions sont celles que je voulais ; il a fallu cela pour me décider. M. Lacroix, quoiqu’il ait rédigé le traité d’une façon un peu diffuse, a été très net, très rond, très franc.

Je vous embrasse tous les trois, mes chers bien-aimés.

V.

Tout va bien ici. Temps superbe. Une suite de journées d’été. Depuis le 14, on refait la façade de la maison. Toute la vieille écorce est enlevée. Aujourd’hui on a commencé à lui coller sur le corps la peau neuve.

Victor travaille et prospère. — Je t’embrasse tendrement mon petit Charles.

Remercie M. E. Allix de ce qu’il m’a envoyé et du petit mot du cœur qu’il m’a écrit. J’espère un succès à Haïti.

N’oublie pas de cacheter la lettre avant de la remettre[1].


À Albert Lacroix[2].


Haute ville-House, 10 9bre 1861.

Monsieur, vous m’indiquez la fin du mois comme l’époque probable de votre arrivée ici. Je tiendrai la première partie du manuscrit prête pour cette époque. Quant aux 125 000 francs du premier paiement, vous pourrez me les remettre soit en un reçu de ladite somme de la Banque d’Angleterre à mon nom, et remboursable sur ma signature, soit en une traite de la même banque de 5 000 livres sterling acceptée par elle et payable à mon ordre on demande.

Vous trouverez sous ce pli deux lettres que je recommande à votre attention. Celle de M. Meurice est l’évidence même. L’autre est relative à la traduction en Espagne. Vous pourriez entrer en relation avec le signataire. Je vous rappelle que le directeur du journal las Novedados à Madrid m’a également fait des offres. Vous pourriez lui écrire. Je crois savoir qu’une ouverture vous sera faite pour la traduction en Angleterre par M. Bentley, le libraire qui a publié la traduction de Notre-Dame de Paris. Le libraire Rutledge prendrait un grand nombre d’une édition bon marché. La traduc-

  1. Bibliothèque Nationale.
  2. Inédite.