Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/11

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1874.


À George Sand.


1er janvier.

Je suis accablé, mais non terrassé. Vos paroles remuent mon âme. Vous êtes pour moi comme une grande sœur. Qui a su souffrir, sait consoler. Vous le prouvez, vous si forte, vous si douce[1].


À Paul de Saint-Victor.


1er janvier.

J’essaie de revivre. Aidez-moi. Je voudrais vous serrer la main. Venez, je vous en prie, dîner avec nous rue Pigalle, jeudi 15 janvier.

Quelle belle et grande page vous avez écrite sur mon doux et cher Victor !

Je suis à vous du fond du cœur.

Victor Hugo[2].


À Mademoiselle Louise Bertin.


6 janvier 1874.
Mademoiselle,

Vous avez été bien bonne pour ces pauvres êtres. Aujourd’hui, nuit profonde. Tout s’est évanoui.

Recevez l’assurance de mon respect.

Victor Hugo[3].
  1. Rappelons que Victor Hugo venait de perdre son second fils, François-Victor. — Collection de Mme Lauth-Sand.
  2. Collection Paul de Saint-Victor.
  3. Lettres aux Bertin.