Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/230

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pas la moindre allusion à tout cela. J’ai donc peur que ma lettre du 5 ou 6 ne vous soit pas parvenue. Ce serait un fait grave. Il faudrait changer l’adresse éventée. Répondez-moi donc le plus tôt possible, si par hasard la lettre était arrivée après le départ de la vôtre. Regardez-en l’enveloppe avec soin. — J’entends, comme vous le conseillez, ne faire aucune concession à l’opéra italien. Je ne souhaite pas qu’on me joue sous cette forme ; donc pas de diminution. Du reste je n’ai point reçu la lettre que vous m’annonciez de M. Saint-S. — Remerciez Boulanger de son excellent et charmant petit bout de lettre. — Je tirerai sur vous fin décembre encore 500 fr. J’aurai pour le reste des paiements à Paris que je vous indiquerai. — Charles achèvera de payer M. Leclanché. — Que le loueur de voitures attende. Victor travaille et le paiera.

Ce grotesque procès-Veuillot est-il en effet pour mon retour ? Les journaux belges et anglais s’en moquent, et disent qu’il est pour tout de suite. Donnez-moi des détails. Si c’est pour tout de suite, il peut y avoir condamnation pécuniaire, et il y aurait des précautions à prendre, peut-être pressantes. Vous comprenez l’importance de ce que je vous dis là. Répondez-moi le plus tôt possible. Je suis honteux de vous parler de la famille Aubry à la fin d’une telle lettre. Mais il faut pourtant que je vous dise que j’ai lu maintenant la fin qui me manquait ; c’est poignant et grand. J’ai eu les larmes aux yeux à toutes les dernières pages. La scène suprême de la fin est admirable. Continuez, cela va haut. — Je vous embrasse[1].


Au même[2].


Marine-Terrace, 29 Xbre.

Vous trouverez sous ce pli, cher ami, outre les deux cartes du jour de l’an[3] pour madame Paul et pour vous, quatre missives que vous serez bien aimable de faire parvenir par la poste ou autrement le plus tôt possible, — je veux seulement vous envoyer aujourd’hui le bonjour — bon an — de l’exil. J’envoie aux jolies petites concessions à perpétuité de l’avenue Frochot l’Ave et le Salve de Marine-Terrace, qui pourrait bien être, elle aussi, une concession à perpétuité. — Où en est l’affaire du signor Ragani ou Rengaine ? — Je baise les mains de votre charmante femme ; je serre les vôtres.

V.

Mme d’A. vous a dû remettre de ma part un bon de 200 francs. — Vu

  1. Bibliothèque Nationale.
  2. Inédite.
  3. Dessins.