Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/51

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garde la précieuse pensée que votre           [1] a bien voulu désirer cette rencontre où j’eusse, de mon côté, été si heureux de saluer cet homme rare, si noblement préoccupé de toutes les idées du progrès et de la civilisation, ce grave et magnanime esprit, cet empereur qui honore le trône et son siècle, cet homme qui est plus qu’un prince, puisqu’il est un esprit.

Recevez, Monsieur, la nouvelle assurance de mes sentiments les plus empressés[2].


À Ch. L. Chassin[3].


20 mai.
Cher et vaillant confrère,

Vous êtes, comme moi, un lutteur éprouvé par l’épreuve, et un père éprouvé par le deuil. Vous avez, comme moi, hélas, les deux côtés de votre être dans l’ombre ; l’âme dans l’exil, le cœur dans la tombe.

Les lignes touchantes que vous m’adressez aujourd’hui m’émeuvent profondément. Je vous serre la main.

Victor Hugo.

Mes plus affectueux respects aux pieds de madame Chassin[4].


À Madame Édouard Bertin.


31 mai 1877.

Chère Madame Edouard, votre noble et douce lettre m’a vivement touché. Je suis allé chez vous pour vous dire tout le dévouement de mon vieux cœur. Vous étiez à la campagne ; laissez-moi vous écrire ce que je vous aurais dit : aujourd’hui tous mes souvenirs se condensent en vous[5], et je revois dans votre âme adorable toutes les âmes que j’ai aimées.

Je mets à vos pieds mes tendres respects.

Victor Hugo[6].
  1. Un mot illisible.
  2. Brouillon très raturé. Bibliothèque Nationale.
  3. Inédite.
  4. Institut d’Histoire de la ville de Paris. — Papiers Chassin.
  5. Mlle Bertin venait de mourir.
  6. Lettres aux Bertin.