Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/78

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À Monsieur H. Kirsch
Rédacteur en chef de la Meuse.


Paris, 7 9bre 1879.

Cher confrère, votre intervention affectueuse et délicate me touche profondément, et je vous remercie[1]. Permettez-moi seulement une observation que vous apprécierez, je n’en doute pas.

Je ne suis rien, je n’existe pas, la France seule a été insultée. Toute la publicité possible a été donnée à cet outrage par le gouvernement clérical belge de 1871. Un acte public peut seul effacer un acte public.

Je n’insiste pas, et je presse vos mains cordiales.


Victor Hugo[2].


À …[3]


[Novembre 1879.]
Mes chers concitoyens,

Vous honorez le courage, vous glorifiez le patriotisme, vous serrez la main à un vieux soldat.

Vous faites une bonne action ; je m’y associe.

Votre ami.
Victor Hugo[4].


À Auguste Vacquerie[5].


10 9bre.

J’ai donné aujourd’hui ma matinée, non à mon œuvre, mais à la vôtre. J’ai lu Tragaldabas. Éblouissement. Quelle philosophie sous cette poésie ! Quel drame dans cette comédie ! Je vous envoie, cher ami et cher maître, mon profond applaudissement.

V.[6]
  1. Prié d’assister à la première représentation de Ruy Blas, à Liège, Victor Hugo s’excusa et rappela qu’il avait été expulsé de Belgique. Sur l’intervention de M. Kirsch le décret d’expulsion fut annulé. Le poëte n’en persista pas moins dans son refus.
  2. Collection Pierre Lefèvre-Vacquerie. — Actes et Paroles. Depuis l’exil. Historique. Édition de l’Imprimerie Nationale.
  3. Écrit à propos d’une fête organisée par des jeunes gens en l’honneur du sergent Hoff.
  4. Le Rappel, 9 novembre 1879.
  5. Inédite.
  6. Bibliothèque Nationale.