Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome I.djvu/208

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D’une fée, aux lointaines sphères,
Jamais il n’avait dit les magiques jardins ;
Ni, le soir, pour charmer des dames peu sévères,
Conté, près du foyer, les exploits des trouvères,
Et les amours des paladins.


D’autres, d’une voix immortelle,
Vous peindront d’heureux jours en de joyeux accords.
Moi, la douleur m’éprouve, et mes chants viennent d’elle.
Je souffre et je console, et ma muse fidèle
Se souvient de ceux qui sont morts !

Mai 1822.