Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome X.djvu/110

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Ainsi nous permettons au reître, au bonze, au cuistre,
De reclouer sur nous le grand linceul sinistre,
L’ignorance, l’erreur, le mensonge et la nuit !
Ainsi l’immense aurore aux cieux s’évanouit !
Ainsi, pourvu qu’il ait au poing de l’eau bénite,
Pourvu qu’après avoir fui devant le samnite,
Il dresse un sombre glaive à la gloire inconnu,
Le premier misérable imbécile venu
Peut nous crier : paix là, vous tous ! Gare à qui bouge !

Mais nos pères auraient mordu dans du fer rouge !

2 juin 1875.