Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome X.djvu/300

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Rués sur des plaintifs et sur des innocents.
Père, il ne se peut pas que ton gouffre se trompe,
Que ta sagesse ait tort, bégaie ou s’interrompe,
Cela ne se peut pas ; cela ferait douter.
L’océan ne doit rien avoir à rétracter ;
Car l’ouragan est juste et la foudre est intègre. ―

Et la bise de mer, bourrue, irritée, aigre,
Couvrant d’obscurs brouillards les astres que conduit
La navigation immense de la nuit,
M’apparut, face pâle, à travers ma fenêtre,
Et me dit : ― Que sais-tu ? Nous délivrons peut-être.

13 novembre 1854.