Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/181

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Du soir à l’aurore
Criez au secours !
Et sonnez encore,
Et sonnez toujours !

Quand par la pensée,
Souffle aérien,
La roche est poussée,
Elle dit hé bien !

La tour la plus fière
Sous ce vent périt.
Qu’est-ce que la pierre
Peut contre l’esprit ?

Qu’après la tempête
De vos sombres chants,
Le spectre, la bête,
Les mages méchants,

Demandent aux nues ;
Au vent qui s’enfuit :
Que sont devenues
Les tours de la nuit ?

Où donc, ô vallée,
O brume, ô mistral,
S’en est-elle allée,
La ville du mal ? .