Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/183

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Les belles fantasques,
A l’œil tendre et fou,
Qui nouaient des masques
Derrière leur cou !

L’herbe et l’alouette,
Et l’aigle en son nid,
Et la silhouette
Des sphinx de granit !

Les donjons épiques,
Les grands arsenaux !
Qu’ils cherchent les piques
Entre les créneaux !

Qu’ils cherchent les rampes,
Les jardins, les cours,
Le reflet des lampes
Aux rondeurs des tours !

Quelle nuit profonde,
O vent syrien !
Qu’ils cherchent un monde,
Et ne trouvent rien !

2 février 1870.