Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/436

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CIX Ce qui rend la vieillesse auguste

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Ce qui rend la vieillesse auguste et vénérable,
Ce n’est point la lenteur des pas froids et pesants,
La blancheur des cheveux ni le nombre des ans,
Non, c’est la bienveillance et l’absence de haine,
C’est la douceur qui fait vers la vertu sereine
Monter de toutes parts les bénédictions,
C’est cette majesté des bonnes actions
Qui dans l’oeil du vieillard met une pure flamme,
Et que la longue vie ajoute à la grande âme !

CX 25 L’oeuvre humaine