Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/513

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



SOMMEIL
Ô pesanteur formidable
De la paupière qui dort !
L’âme est dans l’ombre insondable,
Et l’oeil ténébreux est mort..
[1854]
[1832]
[1860-1862]

Le lys est la coupe de l’âme.
[1854]

Quand le coeur. est malade, il cherche à se guérir.
Il se rappelle alors, triste jusqu’à mourir,
Par quels secours le ciel calme notre souffrance ;
Et c’est de souvenir qu’est faite l’espérance.
[1834-1836]

Enfant ! n’ayons jamais de haine pour les hommes.
Lorsqu’ils sont malheureux, tous; hélas ! nous le sommes,
Plains-les, ne donne pas ton bon coeur à moitié,
Et lorsqu’ils sont méchants, ajoute à la pitié !

Le méchant souffre plus, donc il faut plus le plaindre.
[1830]