Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XV.djvu/11

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AVERTISSEMENT DE L’ÉDITEUR.

Au moment d’éditer ce volume, nous nous sommes heurté à de grandes difficultés. Le testament de Victor Hugo nous prescrivait de publier intégralement tous les inédits. Nous avons restitué à chaque œuvre, sous forme de Reliquat, tout ce qui en avait été élagué au moment de la publication par l’auteur ; en outre, nous avons, dans cette édition, enrichi chaque volume posthume de chapitres nouveaux et de nombreuses poésies. Quant à ce qui ne s’incorporait pas aux livres déjà parus, nous désirions l’offrir aux lecteurs en deux volumes : Océan vers, Océan prose, contenant chacun une importante partie de ces Tas de Pierres qui nous donnent en raccourci toute la pensée de Victor Hugo, en prose et en vers, dans tous les domaines et sur les sujets les plus variés.

Mais, et c’est ici que commence notre embarras, nous avons déjà, nous conformant à la volonté de Victor Hugo, publié un volume de Théâtre inédit qui ne figurait pas au prospectus de cette édition et qui, par conséquent, est venu en surnombre. L’éditeur en est réduit à ce dilemme : ou supprimer la Correspondance, au mépris des engagements pris envers les souscripteurs, ou limiter à un seul volume, vers et prose, les inédits restants. C’est à ce dernier parti que nous nous sommes arrêté.

Nous divisons ce volume en deux parts : 1o Océan, prose