Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome IX.djvu/231

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

une grande halle encombrée de paille et de foin, et éclairée par six mansardes. Pas d’autre ornement qu’une figure de saint Barnabé sculptée sur la porte, et au-dessous ce vers :

Barnabus sanctus falcem jubet ire per herbam.

Ainsi une haute et large tour, à six étages, percée çà et là de quelques meurtrières, ayant pour entrée et pour issue unique une porte de fer donnant sur un pont-châtelet fermé par un pont-levis ; derrière la tour, la forêt ; devant la tour, un plateau de bruyères, plus haut que le pont, plus bas que la tour ; sous le pont, entre la tour et le plateau, un ravin profond, étroit, plein de broussailles, torrent en hiver, ruisseau au printemps, fossé pierreux l’été ; voilà ce que c’était que la Tour-Gauvain, dite la Tourgue.