Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome IX.djvu/369

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I


POUR LA PRÉFACE


(si j’en fais une ?[1]).


pages arrachées d’une histoire de la révolution.

Dans mes longues heures de solitude j’ai beaucoup étudié les temps dont nous sommes et les temps dont étaient nos pères.

Ma pensée a pris une empreinte de la Révolution. De cette empreinte aurait pu résulter une histoire. Mais le temps me manque. J’ai cru devoir, avant de partir, laisser un spécimen de ce travail inachevé. De là ces pages. Si elles ne semblent pas inutiles, j’en publierai d’autres. Mon ambition serait d’éclairer un peu les grandes choses obscures.

V. H.

Sous ce titre, Quatrevingt-treize, l’auteur publiera une série de récits. S’il lui est donné de terminer son œuvre, l’ensemble de ces récits, qui n’auront d’ailleurs d’autre cohésion entre eux que l’unité historique[2], représentera, sous ses divers aspects, cette fatale et féconde époque, la plus prodigieuse de l’histoire.

Chacun de ces récits sera un drame à part, ayant tous d’ailleurs le même sujet, la Révolution, et le même horizon, Quatrevingt-treize.


Comme je l’ai dit quelque part : l’histoire est une chose, la légende en est une autre.

La légende est aussi fausseincertaine et aussi vraieréelle que l’histoire. C’est la légende que j’écris.

(Peut-être vaut-il mieux pas de préface et se borner à ce titre :

v. h.

QUATREVINGT-TREIZE.)


premier récit.

  1. Le point d’interrogation est sur le manuscrit. (Note de l’éditeur.)
  2. Les mots en italique sont biffés sur le manuscrit. (Note de l’éditeur)