Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome IX.djvu/377

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On coupait le cou en grève à des marquis faux monnayeurs. (Morcau, marquis de Mazières, faux monnayeur, décapité le 30 août 1721.)


La petite infante reine fait son entrée à Paris en carrosse de gala avec toute la famille royale et sa poupée. — Le lendemain de l’entrée, Louis XV (12 ans) donna à la reine (3 ans) une poupée qui coûta vingt mille livres.


Les fêtes de la ville étaient ivrognes. Le duc de Gesvres, gouverneur de Paris, approuvant un plan de fête municipale dressé par les échevins, écrivait en marge : surtout, boire.


Un homme accusé d’un complot imaginaire contre le marquis de Louvois, n’ayant pu répondre intelligiblement, était, toute preuve manquante, mis à la Bastille. Il y passait trente-cinq ans et y mourait (dans un cachot, sans livres, ni papier).


Les roués recevaient onze coups de barre. Quand ils recevaient vifs[1] cela se notait.


Le comte de Charolais, à Anet, voyant un bourgeois sur le pas de sa porte, disait : Voyons si je tirerai bien ce corps-là, visait, et tuait l’homme. Impunément.

Ce comte un jour mit sa maîtresse (danseuse à l’Opéra) toute nue, la roua de coups de canne, cassa deux bras à deux laquais, puis soupa tranquillement.


Le duc de la Meilleraye (de la famille de Mazarin, éteinte — ) ou le duc de Réthel, de la même famille, seraient possibles[2]


À l’autopsie et embaumement du régent d’Orléans, on s’aperçut tout à coup que le cœur, destiné au Val-de-Grâce, n’était plus là. On regarde. On cherche. Un chien

  1. Sans mourir avant le onzième. (Note du manuscrit.)
  2. Ces deux derniers mots soulignés indiquent que Victor Hugo croit possible de faire de l’un ou l’autre duc le héros de son roman. Ce cahier de notes est donc antérieur au plan du roman publié page 417. (Note de l’éditeur.)