Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome IX.djvu/92

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


— Laquelle ?

— C’est que vous ne venez pas ici pour faire le mal.

— Je viens ici pour faire le bien, dit le marquis.

— Dormons, dit le mendiant.

Ils se couchèrent côte à côte sur le lit de varech. Le mendiant fut tout de suite endormi. Le marquis, bien que très las, resta un moment rêveur, puis, dans cette ombre, il regarda le pauvre, et se coucha. Se coucher sur ce lit, c’était se coucher sur le sol ; il en profita pour coller son oreille à terre, et il écouta. Il y avait sous la terre un sombre bourdonnement ; on sait que le son se propage dans les profondeurs du sol ; on entendait le bruit des cloches.

Le tocsin continuait.

Le marquis s’endormit.