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II
CONSOLIDATION ET DÉFENSE
DU LITTORAL[1]

27 juin et 1er juillet 1846.
Messieurs,

Je me réunis aux observations présentées par M. le ministre des travaux publics. Les dégradations auxquelles il s’agit d’obvier marchent, il faut le dire, avec une effrayante rapidité. Il y a pour moi, et pour ceux qui ont étudié cette matière, il y a urgence. Dans mon esprit même, le projet de loi a une portée plus grande que dans la pensée de ses auteurs. La loi qui vous est présentée n’est qu’une parcelle d’une grande loi, d’une grande loi possible, d’une grande loi nécessaire ; cette loi, je la provoque, je déclare que je voudrais la voir discuter par les chambres, je

  1. Dans la séance du 27 juin, un incident fut soulevé, par M. de Boissy, sur l’ordre du jour. La chambre avait à discuter deux projets de loi : le premier était relatif à des travaux à exécuter dans différents ports de commerce, le second décrétait le rachat du havre de Courseulles. M. de Boissy voulait que la discussion du premier de ces projets, qui emportait 13 millions de dépense, fût remise après le vote du budget des recettes. La proposition de M. de Boissy, combattue par M. Dumon, le ministre des travaux publics et par M. Tupinier, rapporteur de la commission qui avait examiné les projets de loi, fut rejetée après ce discours de M. Victor Hugo. La discussion eut lieu dans la séance du 29. (Note de l’éditeur.)