Page:Hugo - Actes et paroles - volume 6.djvu/192

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intellectuelle et morale, vous êtes toujours le grand poëte, le courageux citoyen, l’éloquent penseur, l’interprète le plus admiré des grandes lois divines et humaines, en même temps que le plus éclatant génie moderne de la patrie de Voltaire et de Molière.

Permettez-nous de serrer votre loyale main,

LOUIS BRAUD.

Ont adhéré :

DOUMERGUE, L. EDAN, TOURNIÉ aîné, CODARD, P. BAUX, LAPART, F. MASSY, BONNEMAISON, SIMON, CASTAING, B0UILHIÈRES, DELCROSSE, BIRON, ALIÉ, THIL, PELYRIN, DUREST, CLERGUE, DEMEURE, BOURGARE, TARRIÉ, OURNAC, HAFFNER, AMOUROUX, A. FUMEL, URBAIN, FUMEL, GAUBERT, DE MARGEOT, HECTOR GOUA, CASTAGNÉ, BRENEL, PARIS aîné, PUJOL, GRATELOU, GIRONS, GROS, COSTE, ASABATHIER, BROL, PAGÈS, ROCHE, FIGARID, BERGER, GARDEL, BOLA, CORNE, BOUDET, GAUSSERAN, COUDARD, BARLE, DELMAS, PICARD, LANNES, ARISTE, PASSERIEUX, etc., etc.

Voici la réponse de Victor Hugo :

Paris, 4 juin 1876.

Mes honorables concitoyens,

Votre patriotique sympathie, si éloquemment exprimée, serait une récompense, si j’en méritais une.

Mais je ne suis rien qu’une voix qui a dit la vérité.

Je saisis, en vous remerciant, l’occasion de remercier les innombrables partisans de l’amnistie qui m’écrivent en ce moment tant de généreuses lettres d’adhésion. En vous répondant, je leur réponds.

Cette unanimité pour l’amnistie est belle ; on y sent le vœu, je dirais presque le vote de la France.

En dépit des hésitations aveugles, l’amnistie se fera. Elle est dans la force des choses. L’amnistie s’impose à tous les cœurs par la pitié et à tous les esprits par la justice.

Je presse vos mains cordiales.

VICTOR HUGO.